Supporters

Nouvel épisode dans le conflit entre les supporters de l'US Créteil et la direction du club. Suite à la plainte du club, les Ultras appellent au boycott.

Dans un communiqué commun, Urban Devils et Kop Banlieue prennent acte de leur "interdiction à domicile jusque 2020" et expliquent les raisons de leur mécontentement.

Cette nouvelle crise commence le 8 novembre dernier, match choisi par le Kop Banlieue pour célébrer ses 15 ans, quand Rui Pataca interdit aux joueurs d'"aller saluer la poignée de fans qui animent la Tribune Honneur". Lors de cet anniversaire, le KB avait allumé quelques fumigènes. Rappelons qu'aucun n'avait été utilisé de toute l'année 2019 et que leur usage par les supporters cristoliens est donc exceptionnel.

Suite à cet événement, les dirigeants avaient organisé une réunion avec les supporters lors de laquelle il leur fut signifié leur interdiction d'acceder au stade jusqu'en 2020. L'"appui du Capitaine Jason Buaillon" envers les fans obligea le club à faire mine d'accepter. Pour finalement changer de stratégie et arriver, in fine, au même résultat en interdisant les bâches.

Le match suivant, face au Gazelec, ils apprennent à leur arrivée au stade que leur présence n'est que "tolérée" et que leur matériel reste banni. "Comment animer une tribune sans bâche, tambours ou autres drapeau ?" demandent-ils.

Alors que Pataca parlait de vengeance des Ultras à Gonfreville, occultant (volontairement ?) leur présence sur les routes de France chaque weekend, de Pau à Sarre-Union, ceux-ci expliquent le craquage de fumigènes "en réaction au refus de la direction de leur permettre d'encourager les joueurs dans leur propre stade".

Pour terminer ce communiqué, les Ultras regrettent "le mépris des tribunes populaires et des associations de supporters" et appellent "au boycott de la Tribune Honneur face à Concarneau le 13 décembre".

Le communiqué complet

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Après le nouveau craquage de fumigènes des ultras cristoliens ce week-end en Normandie, Rui Pataca estime dans Le Parisien que "l'attitude des supporters est regrettable, [qu'] ils sont venus à Gonfreville pour se venger". En réponse, toujours selon Le Parisien, le dirigeant cristolien se serait rendu au commissariat pour porter plainte afin d'identifier les personnes concernées et provoquer des interdictions de stade.

Il craindrait une amende de plusieurs milliers d'euros de la part de la FFF et tente d'apaiser l'instance dirigeante du football français : "C'est un délit, et on se doit de faire le nécessaire vis-à-vis de la Fédération française".

"Il faut que ça s'arrête, qu'on trouve une solution" termine Pataca. A l'heure actuelle, cette "solution trouvée" serait d'interdire de stade les membres du Kop Banlieue et des Urban Devils. On attend désormais la réaction des groupes à ce nouveau coup que le club leur porte.

D'après nos informations, aucun texte de loi n'autoriserait un club de football à refuser de vendre des billets à un supporter appartenant à un groupe. Le Code du Sport autorise un club à ficher les personnes ayant enfreint les conditions générales de vente ou le règlement intérieur du stade et à leur en refuser l'accès, mais l'interdire pour le motif d'appartenance à un groupe de supporter pourrait être assimilé à du fichage politique et à de la discrimination. Le code Pénal précise dans ce cas que "lorsque le refus discriminatoire est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende."

Dans un interview accordé au Journal du Dimanche en août dernier, Pierre Barthélémy, avocat du Collectif Ultra Paris, et de l'Association Nationale des Supporters, confiait cet été que régulièment, "les juges sanctionnent la discrimination faite dans le cas où une association de supporters en particuliers est visée".

Se dirige-t-on vers un nouveau bras de fer entre les groupes de supporters et la direction ? La Tribune Honneur était vidée de ses occupants ce vendredi.

 

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tour de national

Pour ce vendredi 20 septembre, c'est un court déplacement qui s'offre aux cristoliens qui pourront à cette occasion visiter la ville de Saint-Ouen et son célèbre marché aux puces.

Niché à l'origine sur une colline dominant la Seine, Saint-Ouen, dont les premières traces remontent à la préhistoire, n'est resté qu'un petit village jusqu'au 19ème siècle.

A partir de 1830, la ville s'industrialise et voit sa population passée de 900 habitants en 1800 à plus de 30 000 à la fin du siècle, ce qui va radicalement transformer son image.

Riche de sa culture ouvrière, Saint-Ouen a battu pavillon communiste de 1919 à 2014 et était un des fers de lance de la Ceinture Rouge francilienne (villes d'Ile-de-France historiquement communistes).
Bien que la mairie soit désormais entre les mains de l'UDI, la ville reste étroitement liée à ses racines politiques, ne serait ce que par son club de football.

Les lieux à ne pas manquer:

Le marché aux puces:

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Suite à l'arrêté du Préfet Poubelle en 1870 rendant obligatoire la présence de boite à ordures dans les maisons, les chiffonnier de Paris sont privés de leurs matières premières qu'ils trouvaient dans les caniveaux de la capitale et sont donc contraints de trouver un nouveau terrain de jeux pour leurs activités.

C'est dans la plaine de Malassis, jouxtant les fortifications de Paris, que les chiffonniers vont décidé de s'installer. Véritable zone de non droit à ses débuts, le marché de Saint Ouen va peu à peu se développer et s'organiser jusqu'à devenir celui que l'on connaît aujourd'hui.

Aujourd'hui, le marché, qui s'étend sur plus de 7 hectares et compte pas moins de 2000 commerçants, propose principalement des antiquités mais aussi des vêtements et des articles de vide-grenier. Il s'agit du plus grand marché d'arts et d'antiquités du monde avec plus de 5 millions de visiteurs par an.

Le Stade Bauer:

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Officiellement appelé Stade de Paris, l'enceinte, qui accueille le Redstar depuis son inauguration en 1909, tire son surnom de la rue qui la longe et qui rend hommage au Docteur Jean-Claude Bauer, résistant communiste, arrêté par la police française et fusillé en 1942.

Depuis son inauguration, le stade n'a connu que très peu de renovations, donnant à l'enceinte une âme populaire qui rend fiers les supporters audoniens.
Autre originalité, la "quatrième tribune" qui n'est autre qu'un bâtiment d'habitation pyramidale duquel ses occupants peuvent assister aux rencontres.

Revers de la médaille, le stade n'est pas homologué pour la Ligue 2, ce qui contraint le Redstar à s'exporter à Beauvais à chaque fois que le club évolue au niveau professionnel.

Toutefois après de nombreuses années de débats et de projets avortés, il vien d'être acté que le stade allait être détruit pour faire place à une enceinte flambant neuve de 11 000 places.

La livraison étant prévue en 2023, il est probable que ce soit le dernier déplacement des cristoliens dans ce stade emblématique tel qu'on le connaît actuellement.