Après le nouveau craquage de fumigènes des ultras cristoliens ce week-end en Normandie, Rui Pataca estime dans Le Parisien que "l'attitude des supporters est regrettable, [qu'] ils sont venus à Gonfreville pour se venger". En réponse, toujours selon Le Parisien, le dirigeant cristolien se serait rendu au commissariat pour porter plainte afin d'identifier les personnes concernées et provoquer des interdictions de stade.

Il craindrait une amende de plusieurs milliers d'euros de la part de la FFF et tente d'apaiser l'instance dirigeante du football français : "C'est un délit, et on se doit de faire le nécessaire vis-à-vis de la Fédération française".

"Il faut que ça s'arrête, qu'on trouve une solution" termine Pataca. A l'heure actuelle, cette "solution trouvée" serait d'interdire de stade les membres du Kop Banlieue et des Urban Devils. On attend désormais la réaction des groupes à ce nouveau coup que le club leur porte.

D'après nos informations, aucun texte de loi n'autoriserait un club de football à refuser de vendre des billets à un supporter appartenant à un groupe. Le Code du Sport autorise un club à ficher les personnes ayant enfreint les conditions générales de vente ou le règlement intérieur du stade et à leur en refuser l'accès, mais l'interdire pour le motif d'appartenance à un groupe de supporter pourrait être assimilé à du fichage politique et à de la discrimination. Le code Pénal précise dans ce cas que "lorsque le refus discriminatoire est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende."

Dans un interview accordé au Journal du Dimanche en août dernier, Pierre Barthélémy, avocat du Collectif Ultra Paris, et de l'Association Nationale des Supporters, confiait cet été que régulièment, "les juges sanctionnent la discrimination faite dans le cas où une association de supporters en particuliers est visée".