Supporters

Ils étaient nombreux ce vendredi soir à n'avoir pas pu entrer à Duvauchelle. Et peu ont eu la chance d'accéder aux tribunes du stade : en effet, seuls 300 élus ont réussi à obtenir un billet pour le match contre le Puy ce soir. 

Un contrôle strict à l'entrée

La direction du club semble ne rien vouloir lâcher aux membres des groupes de supporters. Au contraire. Ce soir, certains d'entre eux étaient venus, sans banderole cette fois, et se sont quand même vu interdire l'entrée du stade. Des supporters ont en effet affirmé sur les réseaux sociaux avoir été victimes de contrôle au faciès à l'entrée de l'enceinte. D'après ces témoignages, les mesures totalement absurdes et de plus en plus liberticides continuent d'être appliquées de la manière la plus illégale par les dirigeants lusitaniens.

Une affluence historiquement basse

Même à Créteil, qui bataille régulièrement pour attirer du monde au stade, il faut remonter à plus de deux ans pour trouver une affluence équivalente, et à plus de 8 années pour trouver pire. 

Le record, est attribué au triste Créteil Pacy-Ménilles (1-1) du 4 mars 2009 qui a vu les Béliers jouer devant seulement 180 âmes. En comptant bien évidemment les invités qui ne viennent pas comme il est de (mauvaise) coutume en France. 

Depuis la remontée en 2013, c'est la pire affluence enregistrée à Duvauchelle, à égalité avec le Créteil - Les Herbiers de septembre 2017.

Avec 56% des voix, Stéphane n'a pas laissé beaucoup de chance à ses concurrents !

Nous avions lancé il y a quelques semaines l'élection du Bélier de l'année. Et un nom s'est très vite démarqué : avec 56% des voix, le portier des Béliers n'a pas laissé beaucoup de chance à ses concurrents. Abdelmalek Mokdad (23% des votes) et Zakaria Belkouche (13%) complètent le podium. 

Souvent comparé à l'idole Richard Trivino, ses statistiques sur l'année 2019 parlent pour lui : 

  J G N P buts
enc.
Clean
Sheets
 
National 2 13 9 4 0 6 7 0,4 but enc. par match
National 1 16 6 6 4 13 7 0,8 but enc. par match
Année 2019 29 15 10 4 19 14 0,7 but enc. par match

Stéphane Véron a été formé à l'AJ Auxerre. Il a évolué 4 saisons en réserve, avant de rejoindre l'équipe B du Paris SG en 2008. Il n'y reste qu'une saison avant d'aller à Belfort. Chez les Francomtois, il fera 7 saisons pleines et participera à la montée en National de 2015. Après une saison à Fleury en 2017, il rejoint l'USC l'année dernière et participe à l'obtention du titre de National 2. 

Edgar, solide défenseur de la saison dernière, nous confirme que Stéphane "est un gardien phénoménal, très bon sur la ligne de but et ballon au pied. C'est un leader, un grand homme. Sûrement l'un des meilleurs gardiens du National". Sentiment partagé par Eduardo Moreira, l'un des adjoints de Secrétario la saison dernière : "Stéphane, c'est un grand homme et un grand professionnel, extrêment intelligent et avec un bon coeur. C'est un leader sur le terrain ! Il est très fort dans de nombreux aspects du jeu."

Le principal intéressé a réagi pour USC1936, et se dit  très heureux de cette distinction qui valorise sa très belle année 2019 :

"Franchement, cela me fait plaisir. C'est toujours valorisant d'être récompensé par nos supporters. On va essayer de rester dans la continuité de cette année 2019, d'être aussi performant en 2020 et être le plus décisif possible."

Quand on lui demande ce qu'il souhaite pour 2020, Stéphane pense d'abord à l'équipe :

"Un grand nombre de clean sheet, et un maximum de victoires. Cela voudra dire pas mal de points pour l'équipe !

En cette fin d'année, à l'heure de faire les bilans, nous vous proposons d'élire le meilleur joueur de l'année 2019. 

 Voici la présentation des 6 nominés pour cette élection. 

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Nouvel épisode dans le conflit entre les supporters de l'US Créteil et la direction du club. Suite à la plainte du club, les Ultras appellent au boycott.

Dans un communiqué commun, Urban Devils et Kop Banlieue prennent acte de leur "interdiction à domicile jusque 2020" et expliquent les raisons de leur mécontentement.

Cette nouvelle crise commence le 8 novembre dernier, match choisi par le Kop Banlieue pour célébrer ses 15 ans, quand Rui Pataca interdit aux joueurs d'"aller saluer la poignée de fans qui animent la Tribune Honneur". Lors de cet anniversaire, le KB avait allumé quelques fumigènes. Rappelons qu'aucun n'avait été utilisé de toute l'année 2019 et que leur usage par les supporters cristoliens est donc exceptionnel.

Suite à cet événement, les dirigeants avaient organisé une réunion avec les supporters lors de laquelle il leur fut signifié leur interdiction d'acceder au stade jusqu'en 2020. L'"appui du Capitaine Jason Buaillon" envers les fans obligea le club à faire mine d'accepter. Pour finalement changer de stratégie et arriver, in fine, au même résultat en interdisant les bâches.

Le match suivant, face au Gazelec, ils apprennent à leur arrivée au stade que leur présence n'est que "tolérée" et que leur matériel reste banni. "Comment animer une tribune sans bâche, tambours ou autres drapeau ?" demandent-ils.

Alors que Pataca parlait de vengeance des Ultras à Gonfreville, occultant (volontairement ?) leur présence sur les routes de France chaque weekend, de Pau à Sarre-Union, ceux-ci expliquent le craquage de fumigènes "en réaction au refus de la direction de leur permettre d'encourager les joueurs dans leur propre stade".

Pour terminer ce communiqué, les Ultras regrettent "le mépris des tribunes populaires et des associations de supporters" et appellent "au boycott de la Tribune Honneur face à Concarneau le 13 décembre".

Le communiqué complet

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Après le nouveau craquage de fumigènes des ultras cristoliens ce week-end en Normandie, Rui Pataca estime dans Le Parisien que "l'attitude des supporters est regrettable, [qu'] ils sont venus à Gonfreville pour se venger". En réponse, toujours selon Le Parisien, le dirigeant cristolien se serait rendu au commissariat pour porter plainte afin d'identifier les personnes concernées et provoquer des interdictions de stade.

Il craindrait une amende de plusieurs milliers d'euros de la part de la FFF et tente d'apaiser l'instance dirigeante du football français : "C'est un délit, et on se doit de faire le nécessaire vis-à-vis de la Fédération française".

"Il faut que ça s'arrête, qu'on trouve une solution" termine Pataca. A l'heure actuelle, cette "solution trouvée" serait d'interdire de stade les membres du Kop Banlieue et des Urban Devils. On attend désormais la réaction des groupes à ce nouveau coup que le club leur porte.

D'après nos informations, aucun texte de loi n'autoriserait un club de football à refuser de vendre des billets à un supporter appartenant à un groupe. Le Code du Sport autorise un club à ficher les personnes ayant enfreint les conditions générales de vente ou le règlement intérieur du stade et à leur en refuser l'accès, mais l'interdire pour le motif d'appartenance à un groupe de supporter pourrait être assimilé à du fichage politique et à de la discrimination. Le code Pénal précise dans ce cas que "lorsque le refus discriminatoire est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende."

Dans un interview accordé au Journal du Dimanche en août dernier, Pierre Barthélémy, avocat du Collectif Ultra Paris, et de l'Association Nationale des Supporters, confiait cet été que régulièment, "les juges sanctionnent la discrimination faite dans le cas où une association de supporters en particuliers est visée".