Déplacement périlleux samedi (14h45) pour les Béliers sur les terres normandes du dauphin de National. Peu de motifs d’espoir au regard des dernières prestations cristoliennes et de la solidité impressionnante de l’agglomération rouennaise cette saison.

Que dire après cette défaite indigente à domicile contre les Herbiers lors de la dernière journée (2-3) ? Malheureusement toujours la même rhétorique, le même constat de la saison de l’USC, fait de passivité défensive, de manque d’intelligence footballistique et d’élan offensif. Alors, pouvons-nous sérieusement espérer ramener ne serait-ce qu’un point de ce match contre le deuxième du championnat ? Rien que d’un point de vue statistique, il n’y a pas photo. Quevilly-Rouen possède la meilleure attaque cette saison (43 réalisations), ainsi que le plus petit nombre de défaites des dix-huit équipes (3). Ils n’ont pas perdu une rencontre depuis le 14 octobre (16 matches) et se sont même permis le luxe de se hisser jusqu’en huitièmes-de-finale de Coupe de France ! En face, les points de comparaison sont inexistants. Si ce n’est les 43 buts… qui correspondent au nombre de fois où les filets des Béliers ont tremblé depuis septembre, ce qui en fait la défense la plus faible de l’exercice 2016/2017.

L’espoir d’un miracle

La seule lueur que l’on peut apercevoir dans ce long tunnel nous menant au CFA, c’est qu’à y regarder de plus près les Quevillais-Rouennais ne sont pas souverains à domicile. Seulement quatre victoires en treize confrontations à Robert Diochon et surtout leurs trois uniques matches perdus de la saison. D’autant que les résultats d'hier soir ont été favorables aux Béliers avec le match nul de Pau face au PFC et les défaites d'Epinal et de Belfort. Seul ombre au tableau, la victoire de Sedan qui se relance dans la course au maintien. Il serait de bon ton pour la première fois de la saison de s’imposer face à un « gros » pour prendre de l'air. C’est le plus souvent au bord du gouffre que l'on se sauve…