L'objectif était de terminer l'année de la meilleure des manières en allant arracher un succès du côté d'Avranches, en difficulté dans son championnat. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les Béliers sont tout simplement passés à côté de leur rencontre.

Une forme au beau fixe, avec une série d'invincibilité de cinq matchs qui n'attendait qu'à être prolongée, et une lancée de deux victoires consécutives à domicile. L'occasion était maintenant belle pour les Béliers de se rapprocher du podium en l'emportant contre Avranches, un prétendant à la montée actuellement dans le dur, qui reste sur une série noire de trois défaites d'affilée. Malheureusement, le match a tourné à l'avantage des locaux qui sans être flamboyant, ont réussi à terrasser des Béliers dans un jour "sans".

Un match aux allures de purge

C'est dans un stade René-Fenouillère plutôt discret que l'arbitre a donné le coup d'envoi. Rapidement, le match s'enlise dans un faux rythme, où les longs ballons et les petites fautes prédominent. Les occasions, qu'elles soient cristoliennes ou bien avranchinoises, sont inexistantes. Et nous assistons réellement à un match fermé, pour ne pas dire plus...
Les deux équipes s'affrontent au milieu de terrain, où chaque passage de la ligne médiane est vécu comme une victoire. Toutefois, après ce round d'observation plus ou moins maîtrisé par Créteil, c'est vers la fin de la première période que le match se décante (malheureusement). C'est le portier francilien Stéphane Véron qui, souvent impérial cette saison, provoque un pénalty à la suite d'un mauvais jugement sur une sortie hasardeuse. Il fauche le joueur normand, et la sanction de l'homme en jaune ne s'est clairement pas faite attendre, puisqu'il désigne le petit point blanc. Véron n'aura pas la possibilité de rattraper son erreur, car il perd son duel contre Michael Nilor (1-0) ! Les Béliers entrent au vestiaire, avec la tête baissée, et le sentiment du devoir non accompli. Et pourtant, il y a la place !

Léger coup d'accélérateur, en vain

Au retour des vestiaires, les Cristoliens semblent avoir repris du poil de la bête. Ils deviennent plus agressifs, plus offensifs. Les centres fusent dans la surface d'Anthony Beuve, mais ne sont jamais dangereux. Pourtant, ce n'est pas faute de multiplier les corners et les coups francs, mais l'inefficacité du secteur offensif cristolien est criante. En clair, le danger n'est jamais arrivé dans le camp d'Avranches. Et cela, les Béliers le paieront de plein pot.
En effet, après avoir tout misé sur l'attque dans les derniers instants, Créteil est pris de court et c'est Yassine Bahassa qui vient crucifier Stéphane Véron en décochant une frappe qui passe entre les jambes du gardien francilien (2-0).
Ca y est, la messe est dite, Créteil va terminer l'année 2019 sur une fausse note. Notons la petite réaction tardive - sortie de nulle part - avec Fabio Pereira qui réduit l'écart dans les dernières secondes du match, en étant à la retombée d'un centre de Ibrahim Diarra (2-1). L'arbitre siffle la fin du match, et les Béliers repartent certainement en direction de Créteil avec le coeur gros, et la tête pensante...

Au classement, Créteil décroche

La défaite de vendredi n'a pas joué en faveur de Créteil, évidemment. La formation de Carlos Secretario descend d'une marche, et se retrouve maintenant à la neuvième place du championnat de National. Toujours dans la première partie de tableau, Créteil est maintenant légèrement décroché du peleton de tête. Celui-ci est désormais mené par l'USL Dunkerque, de retour aux affaires. Avec maintenant sept points de retard sur la troisième position, tenue par le Red Star, ce surplace de l'US Créteil n'arrange clairement pas les affaires en vue de la course à la montée. Si l'on regarde en bas, les Béliers sont toujours à onze points de la zone de relégation, mais Concarneau possède un match en moins.

La moitié du chemin a été parcouru en cette édition 2019-20 du championnat de National, et nul doute qu'il reste encore des pages à écrire dans l'histoire de cette saison. Pas de panique donc, mais des doutes, des inquiétudes, des attentes et des espoirs pour 2020...

J17