O Desportive nous présente Alexandre Pardal. Sa jeunesse, son parcours, sa découverte de la France... Traduction de l'article. 

Jouant avec des amis, à l'école ou près de chez lui, Alexandre Pardal a commencé tôt à se passionner pour le sport-roi. Il a débuté sa carrière dans les équipes de jeunes de Sanjoanense, son club local, et a même rejoint l'équipe senior. Après un bref passage par Carregosense, il est rentré "chez lui" à Sanjoanense, pour un second passage au club. Son parcours le mène ensuite à l'ISMAI, où il a commencé à étudier l'éducation physique et le sport. Aujourd'hui, à 26 ans, le défenseur portugais est en France, à l'US Créteil.

Porte d'embarquement

Après avoir joué toute sa carrière à Sanjoanense, le joueur a réussi, avant de quitter le Portugal, à offrir le titre de champion  [4è division NDT] et la Super Coupe du district d’Aveiro à son "club du cœur". Le désir de vivre une nouvelle expérience dans un autre pays et de faire l'expérience d'un football différent a été la principale raison qui l'a conduit à l'étranger. En ce qui concerne le côté financier, l’athlète reconnaît que c’était également important: "en France, vous payez des valeurs qui, au Portugal, ne sont payées qu’en Liga NOS [1è division NDT] et dans certains clubs de Ledman LigaPro [2è division NDT]". De plus, l'invitation à jouer en France a été faite par quelqu'un de spécial, et la réponse n'aurait jamais pu être négative : "l'invitation a été faite par M. Carlos Secretario, qui était mon entraîneur à l'époque, à Cesarense, ce qui a également pesé dans ma décision."

La culture

Le défenseur droit portugais révèle que l'adaptation a été facile, car le club compte de nombreux dirigeants portugais, "qui ont énormément contribué à mon adaptation et à la résolution de divers problèmes liés au contexte personnel et professionnel". En outre, "des cours de français sont organisés chaque semaine, ce qui est d'une grande aide pour cette première expérience hors du Portugal". Cependant, il révèle que le choc le plus important a été provoqué par l’énorme diversité culturelle existant à Paris et dans ses environs. "Les musulmans, les juifs, les hindous ... Au Portugal, il n'y a pas tellement de diversité, et c'est quelque chose que j'ai remarqué dans les premiers jours de la France", confesse-t-il.

Moment le plus remarquable

Le joueur définit un moment crucial dans cette adaptation à une expérience récente et inconnue. "La première semaine a été remarquable pour moi. Ce fut ma première expérience hors du pays et loin de la famille. Cette semaine a été difficile, mais ça m'a beaucoup aidé à grandir. "

Différences de sport au Portugal

Le football français et le football portugais, aux échelons inférieurs, ont quelques différences notoires aux yeux de tous. Selon Alexandre Pardal, la principale différence réside dans la manière dont ils envisagent le football. "Ici, nous sommes tous des professionnels, alors que dans les divisions inférieures du Portugal, le football est un peu comme un "passe-temps"Ceci est lié au manque de conditions financières des clubs." En ce qui concerne le football lui-même, à savoir le jeu dans le rectangle vert, la différence est également facilement identifiable par l'athlète: "au Portugal, le football est plus technique et tactique, tandis qu'en France, il est plus physique et plus en transition" .

Par ailleurs, Alexandre Pardal est très critique et évoque plusieurs aspects à améliorer, reconnaissant que le football portugais traverse une phase négative non pas au niveau de la qualité des joueurs. mais à cause du manque d'infrastructures de nombreux clubs. "Nous avons plusieurs exemples d'excellents athlètes tels que João Amaral, Costinha (Setúbal), André Pereira, Gian Martins ... Je pourrais citer ici des dizaines et des dizaines de joueurs. Mais il y a aussi des retards de paye et un déficite au niveau des conditions d’entraînement, des problèmes avec lesquels les joueurs doivent composer quotidiennement ", admet-il. Les solutions impliquent un rôle étendu de la Fédération portugaise de football et des différentes associations, qui devraient jouer un rôle fondamental dans la résolution des problèmes évoqués. En France c'est le contraire, et "les clubs sont tenus de faire rapport à la Fédération deux fois par an et de donner l'assurance qu'ils ont les finances décrites dans le budget qu'ils présentent. Cela empêche de nombreux clubs de vivre au-dessus de leurs moyens et de promettre quelque chose qu'ils ne peuvent pas offrir. " Il indique également qu'en France, si un club n'effectue pas de paiement, il sera puni par la Fédération avec une perte de points, des règles et de qui n'existent pas dans la réglementation portugaise.

En ce qui concerne l'avenir et la possibilité toujours attrayante de revenir au Portugal, il précise qu'il aimerait rester à l'étranger en raison de la grande expérience qu'il vivait. Néanmoins, s’il existe des propositions, il rentrera au Portugal avec plaisir, car, selon ses termes, "il n’ya pas mieux que de vivre au Portugal".