Armand Lopes

 

Le président de l'US Créteil est revenu sur cette saison désastreuse. Intérrogé par Le Parisien, l'homme d'affaires portugais a évoqué les différentes erreurs qui ont amenés à la descente des Cristoliens. Le propriétaire de Radio Alfa assume ses erreurs et espère garder ses meilleurs joueurs pour remonter immédiatement en Ligue 2.

 

Un mois après, avez-vous digéré la relégation ?
ARMAND LOPES. C'est une saison à oublier au plus vite. La seule satisfaction est venue de la réserve et de sa montée en CFA 2. Mais en ce qui concerne l'équipe première, on s'est compliqué les choses avec trois entraîneurs différents (NDLR : Froger, De Percin, Roussey). Quand la roue s'est mise à tourner dans le mauvais sens... Mais je ne tiens pas à jeter la faute sur les joueurs ou les coaches, j'assume personnellement cet échec !

Cette issue vous a-t-elle mis en colère ?
J'ai surtout été déçu car je sais toute la difficulté que c'est de retrouver la Ligue 2. D'ailleurs, je ne peux pas garantir que nous réussirons à remonter directement. Mais je mettrai tout en œuvre pour y arriver si on n'est pas repêchés. Pour se donner les moyens de finir dans les premiers, on va commencer par garder nos meilleurs joueurs. 

Mais qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
Je pense que tout a commencé par l'arrêt de travail du premier entraîneur(Thierry Froger, giflé au stade Duvauchelle par un individu extérieur au club le 24 août). Il a voulu revenir, mais une partie des joueurs s'étaient détachées, ne le suivaient plus. On a décidé de changer d'entraîneur (avec le recrutement de Laurent Roussey) en pensant qu'on se sauverait rapidement. Malheureusement, on a rarement vu l'image de 11 joueurs qui se battaient ensemble sur le terrain. C'est donc aussi en partie eux qui n'ont pas rempli leur contrat.

Au final, le Red Star, qui partait avec le moins d'atouts, est le seul des trois clubs franciliens à avoir tiré son épingle du jeu...
C'est la preuve qu'en football rien n'est écrit d'avance... Au début, on pensait que Créteil et le PFC étaient les mieux armés pour se maintenir. Mais je dis bravo au Red Star. Même s'ils ont dû s'entraîner à un endroit, jouer leurs matchs à un autre, la mayonnaise a pris et leur entraîneur (le Portugais Rui Almeida) a piloté une belle équipe de Ligue 2.

Avez-vous vécu comme une trahison d'apprendre au lendemain de la relégation que votre directeur général, Luis de Sousa, voulait quitter Créteil pour Troyes ?
Non, ce n'est pas une trahison ! Quand un de vos cadres, avec qui vous travaillez depuis deux ans et demi et qui a pris la descente à son compte, vous annonce qu'il est sollicité par Troyes (relégué en L 2), que son départ n'est pas une question d'argent mais un choix de carrière, vous ne pouvez pas lui imposer de rester contre son gré. Ce serait contre-productif. Je ne veux pas le bloquer dans sa progression. Je lui souhaite bonne chance.

Vous retrouvez Laurent Fournier, avec qui vous vous étiez quittés en froid...
Pas du tout. A l'époque, Laurent avait une très belle proposition de Strasbourg qui lui offrait un beau challenge à relever. J'étais un peu surpris de le voir partir après le beau travail qu'il avait réalisé et la quatrième place qu'il avait obtenue. Mais la preuve, il a juste fallu qu'on se parle au téléphone pour retravailler ensemble. Laurent est quelqu'un en qui j'ai confiance. Il connaît la maison, le National... Surtout, il ne vient pas pour faire un coup.  

Source : Le Parisien