Après avoir évoqué la saison dernière dans le premier opus, Zakaria Belkouche nous livre quelques anecdotes sur son parcours avant de devenir cristolien. Il revient aussi sur la CAN des quartiers de l’été dernier, une compétition animée par une ferveur inattendue, qu'il a d'ailleurs fini par remporter.

Tu es originaire du Val-de-Marne. Es-tu déjà allé voir un match à Duvauchelle étant plus jeune ?

Z.B : Oui, je suis déjà allé voir des matchs. J’avais participé aux fameux challenges qu’il y avait à la mi-temps des matchs en Ligue 2, à l’époque de Samir Amirèche. J’étais en U13 à Arcueil à l’époque.

Tu as joué deux saisons à Stranraer, en Ecosse (D3). Quels souvenirs gardes-tu de ce passage à l'étranger ?

C’est une expérience qui m’a marqué ! Je suis parti à l’étranger à 18 ans, et c’était ma première expérience au niveau senior. La D3 en Écosse, c’est un niveau semi-professionnel. J’ai beaucoup appris en tant qu’homme et en tant que joueur car c’est un championnat très atypique, très physique et très engagé. J’ai vraiment aimé découvrir ce pays. Les gens sont accueillants, c’était exceptionnel !

L’été dernier, tu as remporté la CAN des quartiers, peux-tu nous décrire un peu ce tournoi ?

Je crois que je n’ai joué que deux ou trois matchs de toute la compétition. Je pensais arriver dans un match entre copains, un match de quartier. Je n’aurais jamais imaginé l’ampleur que ça a pris, qu’il y ait un tel engouement ! J’ai été un peu pris de court ! Au final, cela a été une belle fête, avec tout ce monde venu au stade pour voir cette compétition.

J’ai fait très attention à ne pas me blesser. Je jouais surtout pour prendre du plaisir et toucher un peu le cuir, mais je crois que je n’ai joué que la demi-finale et la finale. 

Comment expliques-tu qu'il y ait eu plus de spectateurs à cette CAN qu'à Duvauchelle le vendredi soir ?

C’est ce qu’on se demandait aussi ! Je me disais "c’est le même endroit où je m’entraîne toute l’année et il y a plus de monde que dans les matchs officiels" !
Cela dit, l’organisation avait été exceptionnelle. C’est un tournoi qui avait duré un mois et les organisateurs ont très bien communiqué dessus. Il faut dire que les gens restent attachés à leurs origines.
Je sais qu’il y avait beaucoup de Marocains qui venaient, et qui n’étaient pourtant pas du Val-de-Marne. J’avais discuté avec un monsieur qui venait de Rouen ! Les gens se sont pris au jeu. Ils ont vécu toute cette compétition, en se souvenant de leurs origines. C’est ce qui a suscité tout cet engouement.

Retrouvez bientôt sur uscreteil1936.fr la suite et fin de cet interview. Zakaria Belkouche va évoquer avec nous le mercato et ses ambitions pour l'avenir du club.