Zakaria Belkouche, pilier de la défense et parmi les plus anciens des Béliers, se confie à USC1936 dans une longue interview en trois parties. Dans ce premier opus, il revient pour nous sur la saison qui vient de s’achever.

Bonjour Zak. Comment as-tu vécu l'arrêt des compétitions et le confinement ?

ZB : C'est arrivé subitement, donc personne ne s'y attendait... C'est allé crescendo. On arrivait sur le match de Bourg-en-Bresse et le match a été reporté. Mais on ne s’attendait pas à une crise de cette ampleur ! On a dû arrêter et on a été forcé de rester chez nous, même pour les entraînements… Ça a été difficile. La saison se terminait et on aurait aimé aller jusqu’au bout, finir ce championnat comme il se doit.

Moi, je suis rentré en famille et je n’ai jamais vraiment arrêté : footing, musculation, un peu de ballon quand je pouvais, etc… Il y a eu une longue période de doute et c’était important de garder la forme, car on ne savait pas si le championnat allait reprendre. Et dans tous les cas, c’est bien de ne pas s'arrêter totalement, dans l’optique de la reprise de cet été.

Est-ce-que l'équipe a atteint ses objectifs ?

Oui. En réussissant à se maintenir et à terminer 9ème dans ce championnat de National, on peut dire que les objectifs ont été atteints. Sur les 4 promus, on est les plus hauts.

Après, pour ma part, il y a un peu de regret. Au début du championnat, on a fait un super parcours, on s’est mêlé au haut du tableau. Mais ensuite il y a eu une hécatombe de blessures – 11 blessés, je crois ; je n’ai jamais vu ça ! – et on a dû jouer avec des jeunes de la réserve. C’est bien pour eux, ils ont eu leur chance dans l’équipe. C’est triste qu’on n’ait pas pu s’exprimer pleinement pour tenter de se mêler à la course à la montée.

Cependant, on reste super content de nous, du travail qu’on a accompli. Le groupe n’avait pas changé, et les joueurs qui ont participé à la montée étaient dans la continuité.

Tu as été l'un des joueurs les plus utilisés par le coach cette année. Peut-on dire que tu as réalisé ta meilleure saison avec l'US Créteil ?

Non, je pense que ma meilleure saison c’était la saison de la montée en National 1 [2018-2019 NDLR]. J’avais fait un 30 sur 30, j’ai joué tous les matchs, on a fini meilleure défense, on a vraiment survolé le championnat, je me sentais bien sur le terrain. J’ai été l’un des grands artisans de cette montée et je me sentais vraiment super bien sur le terrain comme en dehors.

Après cette année, je suis quand même très content de ma saison, hormis cette petite blessure [3 semaines d'absence, NDLR] à Pau qui m’a un peu freiné. Il m’a fallu du temps, trois ou quatre matchs, pour revenir à 100%. Je pense vraiment que ma meilleure saison est celle qui s’est terminée par cette super montée.

A titre personnel, est-ce que la crise entre les Ultras et la Direction t'a affecté ?

Oui, un peu. On ne va pas se mentir, jouer dans des stades vides, ce n’est pas ce qu’on veut quand on joue à ce niveau-là. On a toujours eu nos supporters avec nous, ils nous ont accompagné dans tous les stades du championnat et jouer sans eux n’est pas marrant.

On espérait qu’une chose : que le club et les supporters trouvent un terrain d’entente. On était dans l’attente et ils nous ont manqué. Je pense que sur certains résultats, ça a joué. L'absence de nos supporters, cela a peut-être causé quelques défaites.

 

Retrouvez bientôt sur uscreteil1936.fr la suite de cet interview. Zakarie Belkouche va évoquer avec nous des souvenirs de son début de carrière et de la CAN des quartiers.