Ce vendredi, l'USC va recevoir Evian-Thonon-Gaillard pour le compte de la 30ème journée. Un adversaire qui n'est pas anodin, car il s'agit tout simplement de la dernière équipe que Créteil a battu (1-2, le 23 octobre 2015.)

Les Béliers ont depuis, joué toutes les équipes du championnat de Ligue 2 sans parvenir à glaner la moindre victoire (exception faite du Red Star). On peut également rajouter la défaite contre Valenciennes, à domicile lors de l'entrée en lice de la Coupe de France.

Quelques chiffres pour insister sur l'ampleur du naufrage que connaissent les Béliers depuis le début de l'automne :

* 17 matchs : 0 victoire, 6 nuls, 11 défaites, 6 points pris sur 51 possibles (!), 13 buts marqués, 32 buts encaissés

* Avec L. Roussey sur le banc : 0 victoire, 5 nuls, 6 défaites, 5 points pris sur 33 possibles, 11 buts marqués, 20 buts encaissés

* Un seul point pris en 8 déplacements

* Créteil a ouvert le score à 5 reprises, pour un match nul et 4 défaites

* Dans les 20 dernières minutes : 13 buts encaissés, 10 points lâchés 

 

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Lorsqu'une équipe présente de telles stats, on en vient tout simplement à penser qu'elle n'a pas le niveau et que l'échelon inférieur lui est promis. Mais le problème devient plus complexe lorsque ces mêmes stats surviennent brutalement en cours de saison, pour une équipe qui comptait alors 6 victoires en 12 matchs, et pointait sereinement à la 4ème place du classement sans même donner l'impression d'être en pleine bourre ou de profiter d'une grande réussite.

Les raisons sont donc certainement aussi nombreuses qu'évitables, mais il s'agit désormais pour les joueurs et le staff de l'USC de faire table rase de cette consternante et absurde série (la plus longue série de matchs sans victoire en championnat, dont le record de 17 matchs datait de 2002/2003), et de se concentrer chaque semaine sur les neuf finales qu'il reste pour tenter de sauver le club d'une descente qui paraît aujourd'hui inéluctable.  

Peut-être que le destin fera que Evian sera au départ et à la conclusion de cette période irréelle que les supporters cristoliens veulent oublier au plus vite.