Il est sans doute le meilleur joueur de l'histoire de l'US Créteil et évolue en Ligue 1 à Angers avant de peut-être partir pour la Premier League cet hiver. Très demandé, Cheikh Ndoye a accordé quelques minutes de son temps pour répondre à nos questions.

 

Cheikh, cela se passe bien pour vous et votre club d’Angers jusqu’ici….

Cheikh Ndoye : Oui, ça se passe bien pour le moment. Nous sommes tous contents. Mais vous savez, pour nous ce n’est pas une surprise, on a fait une bonne préparation. Le fait d’entamer la saison avec une victoire, ça nous a apporté de la confiance et puis on a enchaîné ensuite. On travaille bien au quotidien, ça se ressent sur le terrain avec ces bons résultats.

À l’intersaison, on a parlé de contacts avec Bordeaux et Montpellier, pourquoi avoir choisi Angers, un club moins réputé ?

C. N. : Je n’ai jamais eu de contact avec Bordeaux et Montpellier pendant le mercato. Il y a simplement eu Angers qui s’est déclaré intéressé à la dernière minute et pour moi c’était le bon choix donc je n’ai pas hésité pour venir ici. De toute façon, comme j’étais en fin de contrat avec Créteil, les dirigeants n’avaient aucun moyen de me retenir ; ils savaient que j’avais envie de progresser et la suite c’était la Ligue 1. Il y a une différence entre la Ligue 2 et la Ligue 1. Je ne dirais pas qu'elle est grande mais elle existe à tous les niveaux, que ce soit du point de vue tactique, technique et physique.

 

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Pendant ce mercato, vous êtes annoncé en Angleterre. LÉquipe parle même d’une offre de 10 millions d’euros…

C. N. : Je ne me prends pas la tête avec ça, je préfère me concentrer sur le terrain et sur l’aspect sportif. Comme je l’ai déjà dit, j’ai toujours envie de progresser, pour le moment je progresse avec Angers, ça se passe bien donc je suis bien ici. Après dans cette optique de progresser, j’ai aussi des offres qui ne se refusent pas….

Suivez-vous la situation de l’US Créteil et êtes-vous en contact avec vos anciens partenaires ?

C. N. : Il y a beaucoup de joueurs avec qui j’ai joué la saison dernière donc je suis en contact avec eux. Il y a mon frère, Christophe (Diedhiou), avec qui j’ai toujours beaucoup de contact. Il y a Jean-Mi (Lesage), Yann (Kerboriou), Vincent (Di Bartolemo), Mathieu (Lafon). Tous les anciens sont là-bas. La situation du club me rend un peu triste. Mine de rien, on a fait monter le club de National puis on l’a maintenu en Ligue 2. Là, ils ont simplement deux ou trois points d’avance sur la zone de relégation donc on peut dire qu’ils sont un peu dans le dur. Je regarde les matches sur BeIN Sports ou au moins les résumés chaque weekend.

 

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En trois ans, vous êtes passés du National au brassard de capitaine en Ligue 1 et même à l’équipe nationale du Sénégal. Comment l’expliquez-vous ?

C. N. : Moi j’ai fait mon rôle sur le terrain et le coach (Stéphane Moulin) a fait son choix. Le brassard c’est quelque chose en plus mais je ne me prends pas la tête avec ça. Je suis en confiance, à moi d’être présent et d’assumer ce rôle. Comme j’ai l’habitude de dire, chacun a son destin et il faut croire en son destin. Le plus important, c’est de travailler. Si vous travaillez, ça va venir, forcément.

 

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Vous souvenez-vous de votre dernier match à Duvauchelle ?

C. N. : C’est toujours dans ma tête. Je regarde parfois les photos et les vidéos, et les images sont dans la tête. C’est quelque chose qui me fait très plaisir. J’ai toujours avec moi le tifo que le groupe avait fait pour moi. Le seul message que je peux faire passer aux supporters, c’est de soutenir l’équipe. Quand on est supporters, il ne faut jamais se décourager. Les supporters, c’est le 12e homme, c’est très important dans un club.

 

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